Les médias sociaux sont-ils seulement source de cyberintimidation, ou sont-ils aussi un outil de prévention du suicide?

Je les ai vu, vous les avez vu, tout le monde les a vu, et je parle bel et bien des vidéos Mean Tweets popularisées par l’humoriste Jimmy Kimmel, qui anime une émission de fin de soirée du même nom aux États-Unis. Dieu sait que l’internet est une source éternelle de trolls et d’intimidateurs qui se font un plaisir d’insulter les autres sous le couvert de l’anonymat. Les personnalités publiques étant souvent confrontées à ce genre de harcèlement via leurs réseaux sociaux, Jimmy Kimmel a eu la brillante idée de leur faire lire des mean tweets à leur propos, pour le plus grand plaisir des auditeurs. En voici un exemple:

Sous un ton humoristique avec une musique voulant rendre le tout encore plus comique, je suis la première à trouver ces vidéos hilarantes. Lorsque notre vie est publique comme celle de ces célébrités, l’accessibilité a un prix et c’est celui d’avoir des gens qui nous aiment, mais aussi des gens qui ne nous aiment pas. En rire reste donc la meilleure des solutions pour rester sain d’esprit dans ce domaine. Mais qu’arrive-t-il lorsque des adolescents reçoivent des mean tweets? Qu’arrive-t-il lorsque de jeunes adultes sont victimes de cyberintimidation sans être capable d’en rire, parce que faisant partie de leur quotidien? Suivant le même modèle que les vidéos de Jimmy Kimmel, la Canadian Safe Schools Network a créé une vidéo, maintenant devenue virale, mettant en lumière la réalité des étudiants aux prises avec des problèmes de cyberintimidation.

Selon moi, cette initiative touche droit au coeur et montre que la cyberintimidation doit être prise au sérieux. Reconnaissant que les médias sociaux peuvent parfois être un endroit bien solitaire, Facebook a lancé un projet pilote de prévention du suicide sur sa plateforme.

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Lorsqu’on voit un statut d’un ami qui semble être suicidaire, il est maintenant possible de le « rapporter » à Facebook de façon anonyme afin que cette personne sache qu’elle peut recevoir de l’aide si elle pense en avoir besoin. Facebook examine les signalements en lien avec le suicide et contacte la personne s’ils jugent que le contenu pourrait être à tendance suicidaire. Il y a aussi une façon de spécifier que la personne concernée fait partie de la communauté LGBT afin qu’elle reçoive l’aide appropriée à sa situation. En collaboration avec Now Matters Now, le National Suicide Prevention Lifeline, Save.org et Forefront: Innovations in Suicide Prevention, le but de cette initiative est de venir en aide aux internautes qui partagent du contenu portant à croire qu’il ou elle pourrait se faire du mal. Une fois que le contenu est rapporté, l’utilisateur ou l’utilisatrice peut ne rien faire, ou accéder à des conseils, une ligne téléphonique de soutien, du personnel médical dans sa région ou d’autres ressources selon sa situation. Comme quoi il n’y a pas que des mauvais côtés aux réseaux sociaux!

Que pensez-vous de ce projet? Peut-il vraiment aider les gens? Signaleriez-vous le contenu d’un ami Facebook qui porte à croire qu’il ou elle pourrait se faire du mal?

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